Monthly Archives: juin 2012

Easyjet se déploie en Afrique avec Fastjet

Si Richard Branson est connu pour n’avoir pas hésité à décliner et à vendre sa marque Virgin très largement à travers le monde, Sir Stelios Haji-Ioannou n’est pas en reste. Son holding easyGroup compte ainsi une vingtaine de marques. Dernière en date, la compagnie kenyane à bas coût Fly540 qui devrait être bientôt rebaptisée FastJet. C’est la première fois que l’entrepreneur britannique d’origine chypriote s’investit dans une compagnie aérienne depuis la création d’easyJet en 1995. Pour la vente de sa licence de marque pendant dix ans, easyGroup a obtenu des royalties à hauteur de 0,5 % du chiffre d’affaires par an, 5 % des actions de Rubicon Diversified Investments, fond d’investissements britannique auquel est intégré Fly540 (avec une option pour 10 % de plus) ainsi que deux sièges au sein de son conseil d’administration. Ces deux derniers seront probablement Stelios Haji-Ioannou lui-même et Ed Winter ancien directeur général d’easyJet.

FastJet devrait en partie reprendre le réseau de Fly540, composé d’une trentaine destinations : principalement au Kenya avec quinze aéroports, le reste étant réparti entre la Tanzanie, l’Angola, le Ghana et la république démocratique du Congo. La flotte devrait part contre être totalement modifiée. Elle compte aujourd’hui dix appareils, soit quatre ATR 72-200/500, deux CRJ100, ainsi que des DC-9 et des Dash8-Q100. Ils devraient faire place à une flotte de « jets modernes », la location d’A319 ou d’E-Jet E190 étant évoquée. L’européenne easyJet, avec qui Stelios Haji-Ioannou n’entretient plus des rapports très cordiaux, ne semble pas ravie de cette nouvelle venue, qui vise les douze millions de passagers sur l’Afrique avec une flotte de 30 à 40 appareils, selon le Centre for Asia Pacific Aviation

CAE vend 4 simulateurs de vol en Chine

La montréalaise CAE (CAE) vient de conclure la vente de quatre simulateurs de vol, dont le tout premier au monde pour l’appareil de taille moyenne AVIC de la chinoise Aviation Industry Corporation of China (AVIC).La valeur totale des commandes est de plus de 65M$, au prix normal. Le simulateur pour l’AVIC sera installé au centre de la compagnie à Yan Liang, en Chine, au printemps 2013. CAE souligne qu’elle a conçu les premiers simulateurs de vol pour plus de 40 nouveaux appareils de 16 fabricants différents. Deux autres simulateurs, pour des Airbus A330 et A320, seront livrés respectivement à Singapore Airlines et à Zhuhai Flight Training Center, une coentreprise entre China Southern Airlines et CAE. Enfin, CAE a obtenu un contrat pour un simulateur d’un Embraer ERJ 190/195 d’un client dont le nom demeure confidentiel. CAE a aussi vendu des mises à niveau de simulateurs et de dispositifs de formation à divers clients.

Airbus pourrait dédommager les compagnies suites aux fissures sur l’A380

Deutsche Lufthansa a annoncé qu’elle pourrait encore réclamer un dédommagement à Airbus pour les fissures apaprues dans les ailes de son très gros porteur A380, tout en apportant un démenti aux informations selon lesquelles elle l’aurait déjà fait.  »Nous sommes bien entendu en négociations avec Airbus sur l’ensemble de la question des fissures. Mais jusqu’à présent on ne sait même pas encore quand, ni comment, nous allons gérer les modifications », a déclaré jeudi une porte-parole de la compagnie aérienne allemande. « Mais nous avons dit à Airbus que s’il s’avère qu’il y a des coûts supplémentaires, nous devrons mener de nouvelles discussions sur l’ensemble de la question. » Le quoditien allemand Süddeutsche Zeitung écrit que Lufthansa et Emirates Airlines réclament un dédommagement à Airbus pour ces fissures. La filiale du groupe européen EADS a révélé en janvier l’existence de ces fissures, ce qui a déclenché une inspection systématique de l’ensemble de la flotte mondiale d’A380. Les A380 concernés seront mis hors service pendant plusieurs semaines pour être réparés, selon Airbus

Internet à bord d’AF et KLM en 2013

Les espaces de liberté se réduisent de plus en plus : même Air France et KLM vont implémenter Internet à leur bord. Les deux compagnies viennent d’annoncer un projet commun avec le japonais Panasonic Avionics, pour la mise en place à bord de leur flotte long-courrier de services connectés : accès à Internet et envoi d’email mais aussi de SMS pour commencer, puis à terme la possibilité de regarder des émissions de télévision en direct. Cette opération débutera par une phase de test au début de l’année 2013. Elle sera menée sur deux Boeing 777-300, un d’Air France, l’autre de KLM. Pendant cette première phase, les passagers se connecteront via les ordinateurs portables, téléphones ou tablettes. Ces services seront commercialisés sous la forme d’un forfait. Un site dédié sera aussi créé, avec la mise à disposition, sans supplément, de chaînes de télévision, d’une offre de presse en ligne et d’un guide des destinations Air France et KLM. Il diffusera aussi des actualités et des informations sur les deux compagnies

Air France et KLM accusent un certain retard dans ce domaine de la connectivité à bord. A titre de comparaison, Lufthansa a implémenté son service FlyNet à bord de ses long-courriers depuis fin novembre 2010. Là aussi en partenariat avec Panasonic Avionics. D’abord limités à Internet et aux SMS, les passagers de Lufthansa ont la possibilité de regarder la télévision en direct, depuis le 31 mai. Cette offre ne concerne pour l’instant que la chaîne Sports 24 – choisie pour ses retransmissions de l’Euro 2012 de football et des Jeux Olympiques de Londres – et n’est pour l’instant disponible que sur les trois derniers Airbus A330 reçus par la compagnie. Au contraire d’Internet (10,95 euros ou 3 500 Miles pour une heure, 19,95 euros ou 7 000 Miles pour 24 heures), Lufthansa ne facturera pas ce nouveau service.

Dassault – la France et l’Allemagne coopèrent

La France et l’Allemagne ont signé une déclaration d’intention en vue de coopérer dans l’armement et de coordonner leurs achats sur le long terme, montre le texte de cette déclaration que Reuters a pu consulter jeudi. D’après ce document, Paris et Berlin veulent coordonner leurs nouveaux achats de chars et d’artillerie et vont étudier la possibilité de coopérer en matière de défense antimissile. D’autres pays comme l’Italie pourraient les rejoindre. Paris, Berlin mais aussi Londres souhaitent également étudier la possibilité de développer ensemble un drone européen, apprend-on dans ce document.