Category Archives: Avion de ligne

Un nouveau propriétaire pour l’aéroport de Nice

C’est quasiment chose faite pour l’aéroport de Nice qui devrait être privatisé malgré les gesticulations des politiques locaux. Selon Nice Matin du 1er mars 2016, le cahier des charges de la privatisation du troisième aéroport français devrait être connu dès la semaine prochaine, les candidatures devant être déposées entre le 21 mars et la mi-juin. Le gouvernement devrait dévoiler le nom du vainqueur « autour du 25 juillet », précise encore le journal, avec passage de flambeau « au début de l’automne ». Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a soumis cet échéancier hier aux principaux acteurs régionaux : Christian Estrosi pour la Région PACA et la Métropole, Eric Ciotti pour le département et Bernard Kleynhoff (CCI), et le maire de Cannes David Lisnard. Rappelons que la privatisation concerne Aéroports de Nice, qui gère la plateforme Côte d’Azur ainsi que celles de Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez. « Je me réjouis de ces échanges très constructifs », a déclaré Christian Estrosi dans un communiqué, tout en prévenant que « les intérêts des Azuréens seront protégés et je resterai vigilant sur les conditions de cette vente et sur la rédaction du cahier des charges ». Eric Ciotti et David Lisnard se disent de leur côté déçus de « l’affectation des bénéfices dégagés par l’Etat au profit d’un fonds départemental de développement économique, touristique et des infrastructures des Alpes-Maritimes ». Ils vont donc demander rendez-vous au Premier ministre MAnuel Valls pour « obtenir des engagements concrets de l’Etat à accroître ses investissements sur le territoire azuréen, dans le domaine des infrastructures de transport ou le financement de projets structurants comme le nouveau campus universitaire à Cannes ». Rappelons qu’après Toulouse-Blagnac, l’Etat veut vendre les 60% qu’il détient dans les sociétés gérant Lyon-Saint Exupéry, au sujet duquel une rencontre est prévue aujourd’hui, et Nice (le reste étant réparti entre les CCI -25%- et les collectivités locales -15%) ; les infrastructures resteront propriété de l’Etat qui conserve un droit de regard sur les taxes d’aéroport, tandis que l’ouverture de nouvelles lignes aériennes sera toujours du ressort de la DGAC. Si Ardian Infrastructures est le premier candidat officiellement déclaré pour les deux aéroports, des offres seraient en préparation par le groupe espagnol Ferrovial, l’italien Atlantia, l’australien Macquarie, Cube allié à l’aéroport de Genève (pour Lyon) ou le groupe Vinci. ADP n’est pas intéressé par Lyon, et « hésite encore » au sujet de Nice.

Pas de taxe carbone pour la Chine

Pas de taxe carbone pour la Chine. C’est décidé, et c’est crié haut et fort à qui veut l’entendre. En effet a averti le directeur adjoint du département législatif et réglementaire de l’aviation civile chinoise, la Chine n’acceptera aucune mesure de marché unilatérale et contraignante. Mieux, il propose de faire un peu de dumping, puis qu’il estime que les compagnies aériennes des pays en développement devraient recevoir une aide financière et technologique dans leurs efforts pour affronter les effets du changement climatique. Pas mal. Cette sortie intervient alors que La Commission européenne a annoncé vendredi que huit compagnies aériennes chinoises et deux compagnies indiennes sont passibles d’amendes en raison de leur refus de payer pour la pollution émise en 2012 par leurs avions lors de vols à l’intérieur de l’Union européenne. Attention, il y a des odeurs de tensions qui amènent au boycott, reste à savoir si l’Union Européenne fera le poids face à la Chine. Car si la Chine ou l’Inde ne paient pas, pourquoi les autres compagnies devraient payer. Cela ouvrira une boite de pandore… Lire plus en détail sur Challenges.

Commande record pour Airbus

Airbus a décidément beaucoup de succès. L’avionneur européen vient d’annoncer la vente de 230 appareils A320 à la compagnie indonésienne Lion. Le montant de la commande atteint 18,4 milliards d’euros et constitue le plus gros contrat de l’aviation civile d’Airbus en montant. Le contrat représente 5.000 emplois en France sur 10 ans, selon la présidence de la République. Cela va sans doute rassuré les employés d’Airbus, même si un même nombre d’emploi est perdu par trimestre dans certains secteurs. Néanmoins, on ne peut que se réjouir d’un tel succès commercial. La commande se décompose en 109 avions A320 Neo, future version plus écologique de l’appareil, 65 avions A321 Neo et 60 avions A320, le modèle actuel, a précisé l’Elysée. Selon la présidence de la République, les avions Neo doivent être livrés à partir de 2016 et les modèles classiques à partir de 2014. «C’est un contrat exemplaire de la réussite de la filière aéronautique» et «exemplaire de ce que nous voulons faire dans l’ensemble de l’industrie», a commenté l’Elysée.Au-delà de la taille astronomique de cette commande, elle permet à Airbus de séduire un nouveau client, Lion Air étant jusqu’ici un client exclusif de l’américain Boeing. L’aviation de masse est un phénomène neuf dans l’immense archipel indonésien de 240 millions d’habitants, mais le nouveau géant de l’Asie du Sud-Est rattrape son retard à grands pas. Au point de devenir la nouvelle frontière de l’industrie aéronautique mondiale, convoitée par Boeing et Airbus. Porté par une spectaculaire croissance économique de plus de 6 %, le trafic passager progresse chaque année de 20 % en Indonésie. Et les compagnies aériennes investissent massivement pour étendre leur flotte. En novembre 2011, Lion Air avait secoué l’aéronautique mondiale en annonçant la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation civile : 22 milliards de dollars pour l’achat de 230 Boeing 737! A lire également sur le site Le Figaro.

Commandes fermes pour Airbus

Airbus continue sur sa lancée avec une commande ferme reçue en fin d’année par BOC Aviation, pour l’acquisition de 50 appareils. Excellente nouvelle donc pour le constructeur européen alors que le 787 de Boeing est en pleine tempête avec la FAA et les compagnies aériennes clients. BOC Aviation, filiale spécialisée en leasing d’avions de Bank of China basée à Singapour, a passé une nouvelle commande ferme signée en décembre 2012, portant sur l’acquisition de 50 appareils de la famille A320, dont 25 NEO. Cette transaction comprend des A320 et A321 dotés des deux options de motorisation. BOC Aviation annoncera ultérieurement la motorisation retenue pour ces appareils. BOC Aviation a passé sa dernière commande d’appareils de la famille A320ceo en 2010. Cette commande d’A320neo sera la première de la société pour cet appareil doté d’une nouvelle motorisation. En tant qu’investisseur, BOC Aviation recherche des avions à faible consommation de carburant disposant d’une large base d’utilisateurs et cette commande contribue encore davantage à sa croissance. « Les A320 et A321 d’Airbus dotés de la motorisation actuelle, très prisés, sont parfaits pour les compagnies recherchant une rentabilité opérationnelle, qui veulent offrir à leurs passagers un confort hors pair sur les vols court à moyen-courriers », a déclaré Robert Martin, Managing Director & Chief Executive Officer de BOC Aviation. « Notre commande d’appareils de la famille A320neo nous permet de renforcer notre engagement visant à devenir un acteur majeur de l’industrie du leasing d’avions, en mettant à la disposition de nos clients les nouveaux appareils éco-efficients disponibles sur le marché. » « Cette annonce faite par BOC Aviation est un signe de confiance supplémentaire dans l’attrait sur le long terme de la famille A320, qui fonctionne bien auprès de la communauté financière grâce à la base étendue d’utilisateurs, la rentabilité en exploitation qui a fait ses preuves, et la forte valeur résiduelle de ces appareils », a pour sa part souligné John Leahy, Chief Operating Officer Customers d’Airbus. « Grâce à ce nouvel engagement, BOC Aviation sera en mesure de renforcer sa place de société de leasing de premier ordre. » A lire également sur Fouga Magister.

Qantas se marrie avec Emirates

Qantas se marrie avec Emirates. Le mariage est pour le moment uniquement une alliance commerciale et stratégique prévue pour durer 10 ans. Cela fait beaucoup de bien à Qantas qui est difficulté financière, et qui va ainsi pouvoir réorienter son business en fonction de la compagnie Emirates, avec des routes et des horaires fait pour coincider. Voici ce qu’en dit la presse : La compagnie aérienne australienne Qantas, en difficulté financière, a annoncé jeudi la création d’une alliance mondiale avec Emirates, qui prévoit de transférer de Singapour à Dubaï le hub de ses vols vers l’Europe, et de coordonner prix et horaires des deux transporteurs. Cet accord d’une durée initiale de dix ans à partir d’avril 2013 fait partie du plan de redressement de Qantas qui a annoncé le mois dernier ses premières pertes annuelles depuis sa privatisation en 1995. L’accord, soumis à l’approbation des autorités de régulation, va au-delà d’un simple partage de code, avec par exemple une politique coordonnée des tarifs et des horaires. « C’est bien plus que du partage de code ou qu’un accord de services communs. Il s’agit du plus vaste projet de coopération jamais engagé par Qantas avec une autre compagnie aérienne », a relevé le patron de Qantas, Alan Joyce. L’accord se traduira ainsi par des vols quotidiens au départ de Melbourne et Sydney vers Londres via Dubaï, assurés par des Airbus A380. Au total, Qantas et Emirates assureront 98 liaisons par semaine entre l’Australie et Dubaï. L’australienne met ainsi fin à son partenariat de près de 20 ans avec British Airways sur ses vols vers Londres, une liaison baptisée « la route kangourou ». Ceci est par ailleurs un coup dur pour BA qui n’a pas su séduire suffisamment, mais surtout renforcer le business de Quantas alors même que British Airways a subi des difficultées économiques. Qantas sera par ailleurs la seule compagnie, outre Emirates, opérant depuis le Hall 3 de Dubaï World Central, premier hall au monde entièrement consacré à l’Airbus A380. Pour les clients d’Emirates, l’accord facilitera l’accès au réseau intérieur australien avec plus de 50 destinations et 5.000 vols hebdomadaires. « C’est un jour mémorable dans l’histoire de l’aviation internationale », s’est félicité le PDG d’Emirates, Tim Clark. « Ce partenariat nous permet d’offrir à nos passagers une connectivité supplémentaire en Australie et dans la région (Asie-Pacifique), le partage des programmes de fidélité et l’accès réciproque aux salons premium », a-t-il souligné. L’accord instaure par ailleurs un mécanisme de partage des revenus tirés de l’activité commune des deux compagnies même si leur rapprochement ne passe pas par un échange d’actions. Etranglée par les coûts, la crise de la zone euro qui pèse sur ses performances intercontinentales et la concurrence accrue, Qantas a enregistré une perte nette annuelle de 244 millions de dollars australiens (205 millions d’euros) sur l’exercice 2011/12 clos en juin –sa première perte annuelle depuis sa privatisation en 1995. La compagnie a aussi annulé une commande de 35 Boeing 787. Très exposée aux variations des prix du carburant et du cours du dollar australien, la compagnie de Melbourne, à 20 heures de vol de Londres, perd chroniquement de l’argent sur ses vols long-courrier. Sa branche domestique, elle, reste profitable. Alan Joyce a lancé depuis près d’un an la restructuration de Qantas axée sur la réorientation du développement vers l’Asie et la scission de ses activités (internationales d’un côté, domestiques de l’autre), au prix de centaines de suppressions de postes. « L’objectif est de rendre solides et viables les opérations internationales, et de les ramener vers la profitabilité », a souligné jeudi Alan Joyce.

Easyjet se déploie en Afrique avec Fastjet

Si Richard Branson est connu pour n’avoir pas hésité à décliner et à vendre sa marque Virgin très largement à travers le monde, Sir Stelios Haji-Ioannou n’est pas en reste. Son holding easyGroup compte ainsi une vingtaine de marques. Dernière en date, la compagnie kenyane à bas coût Fly540 qui devrait être bientôt rebaptisée FastJet. C’est la première fois que l’entrepreneur britannique d’origine chypriote s’investit dans une compagnie aérienne depuis la création d’easyJet en 1995. Pour la vente de sa licence de marque pendant dix ans, easyGroup a obtenu des royalties à hauteur de 0,5 % du chiffre d’affaires par an, 5 % des actions de Rubicon Diversified Investments, fond d’investissements britannique auquel est intégré Fly540 (avec une option pour 10 % de plus) ainsi que deux sièges au sein de son conseil d’administration. Ces deux derniers seront probablement Stelios Haji-Ioannou lui-même et Ed Winter ancien directeur général d’easyJet.

FastJet devrait en partie reprendre le réseau de Fly540, composé d’une trentaine destinations : principalement au Kenya avec quinze aéroports, le reste étant réparti entre la Tanzanie, l’Angola, le Ghana et la république démocratique du Congo. La flotte devrait part contre être totalement modifiée. Elle compte aujourd’hui dix appareils, soit quatre ATR 72-200/500, deux CRJ100, ainsi que des DC-9 et des Dash8-Q100. Ils devraient faire place à une flotte de « jets modernes », la location d’A319 ou d’E-Jet E190 étant évoquée. L’européenne easyJet, avec qui Stelios Haji-Ioannou n’entretient plus des rapports très cordiaux, ne semble pas ravie de cette nouvelle venue, qui vise les douze millions de passagers sur l’Afrique avec une flotte de 30 à 40 appareils, selon le Centre for Asia Pacific Aviation

Airbus pourrait dédommager les compagnies suites aux fissures sur l’A380

Deutsche Lufthansa a annoncé qu’elle pourrait encore réclamer un dédommagement à Airbus pour les fissures apaprues dans les ailes de son très gros porteur A380, tout en apportant un démenti aux informations selon lesquelles elle l’aurait déjà fait.  »Nous sommes bien entendu en négociations avec Airbus sur l’ensemble de la question des fissures. Mais jusqu’à présent on ne sait même pas encore quand, ni comment, nous allons gérer les modifications », a déclaré jeudi une porte-parole de la compagnie aérienne allemande. « Mais nous avons dit à Airbus que s’il s’avère qu’il y a des coûts supplémentaires, nous devrons mener de nouvelles discussions sur l’ensemble de la question. » Le quoditien allemand Süddeutsche Zeitung écrit que Lufthansa et Emirates Airlines réclament un dédommagement à Airbus pour ces fissures. La filiale du groupe européen EADS a révélé en janvier l’existence de ces fissures, ce qui a déclenché une inspection systématique de l’ensemble de la flotte mondiale d’A380. Les A380 concernés seront mis hors service pendant plusieurs semaines pour être réparés, selon Airbus

Internet à bord d’AF et KLM en 2013

Les espaces de liberté se réduisent de plus en plus : même Air France et KLM vont implémenter Internet à leur bord. Les deux compagnies viennent d’annoncer un projet commun avec le japonais Panasonic Avionics, pour la mise en place à bord de leur flotte long-courrier de services connectés : accès à Internet et envoi d’email mais aussi de SMS pour commencer, puis à terme la possibilité de regarder des émissions de télévision en direct. Cette opération débutera par une phase de test au début de l’année 2013. Elle sera menée sur deux Boeing 777-300, un d’Air France, l’autre de KLM. Pendant cette première phase, les passagers se connecteront via les ordinateurs portables, téléphones ou tablettes. Ces services seront commercialisés sous la forme d’un forfait. Un site dédié sera aussi créé, avec la mise à disposition, sans supplément, de chaînes de télévision, d’une offre de presse en ligne et d’un guide des destinations Air France et KLM. Il diffusera aussi des actualités et des informations sur les deux compagnies

Air France et KLM accusent un certain retard dans ce domaine de la connectivité à bord. A titre de comparaison, Lufthansa a implémenté son service FlyNet à bord de ses long-courriers depuis fin novembre 2010. Là aussi en partenariat avec Panasonic Avionics. D’abord limités à Internet et aux SMS, les passagers de Lufthansa ont la possibilité de regarder la télévision en direct, depuis le 31 mai. Cette offre ne concerne pour l’instant que la chaîne Sports 24 – choisie pour ses retransmissions de l’Euro 2012 de football et des Jeux Olympiques de Londres – et n’est pour l’instant disponible que sur les trois derniers Airbus A330 reçus par la compagnie. Au contraire d’Internet (10,95 euros ou 3 500 Miles pour une heure, 19,95 euros ou 7 000 Miles pour 24 heures), Lufthansa ne facturera pas ce nouveau service.

8ème Sukhoi Superjet 100 pour Aeroflot

Le 8ème Sukhoi Superjet 100 de la compagnie aérienne Aeroflot vient de completer son premier vol plannifié sur la route Mouscou/Kazan/Moscou. Le Sukhoi Superjet 100 a été délivré sur contrat de lease. L’avion doit emporter 87 passagers dans une cabine confortable avec 12 passagers en business classe et 75 en économie. Au total, la compagnie Aeroflot a commandé 30 de ces petits avions pour servir ses routes à la fois en Russie, mais aussi vers l’Europe. Ces avions serviront 10 destinations en Europe et seront organisés sous un format de « turn around » très rapide. L’avion est d’ailleurs conçu avec cet esprit en tête.