Category Archives: Sports aériens

En apesanteur

Cette semaine, je suis retourné à Miami. J’y avais déjà fait un passage éclair il y a quelques années, sur le chemin des Bahamas. Cette fois encore, je n’aurai pas eu le temps de découvrir la ville aux accents latinos, car j’y allais pour toute autre chose que son atmosphère, sa musique ou sa cuisine : j’y allais pour faire un vol en apesanteur. Plantons d’abord le décor : un appareil aux doux noms de G Force One. C’est un Boeing 727 modifié pour les vols paraboliques. Cet avion était, jusqu’à une période récente, consacré à la formation des équipes de la NASA. Les personnages, maintenant : une petite trentaine de participants, assis dans une salle de briefing, chacun arborant un uniforme d’astronaute. Chacun écoutant religieusement les instructeurs leur exposant le plan de vol, le détail du programme et les règles de sécurité. Action, maintenant. Les participants, de toutes nationalités (françaises, américaines, allemandes, et d’autres moins identifiables) embarquent à bord du Boeing et attachent leurs ceintures. Décollage, et chacun attend patiemment (d’accord, impatiemment) que l’appareil atteigne l’altitude nécessaire aux paraboles, soit plus de vingt mille pieds. Arrivés là, chacun rejoint la zone consacrée aux passages en apesanteur : une zone sans siège, entourée de filets de sécurité, et où les cloisons sont rembourrées pour limiter les heurts. Après la phase de « ressource d’entrée », où l’appareil s’élève avec une assiette de 47°, et où chacun pèse 1,8 fois son poids sur Terre, l’appareil atteint le sommet de la parabole et redescend. La gravité baisse soudain durant 22 secondes. Durant la première parabole, on éprouve la gravité sur Mars, soit un tiers de la gravité terrestre. L’impression est curieuse : je peux tenir en équilibre sur une main, sans difficulté. Lors de la seconde, on passe cette fois à la pesanteur lunaire, soit un sixième de l’habituelle ! Imaginez donc : on ressent ce qu’a ressenti l’équipe d’Apollo 11 en posant le pied sur la Lune ! Toutes les autres paraboles sont ensuite en gravité zéro : celle de l’espace intersidéral. Pourtant, on est loin du calme de l’espace, vous pouvez me croire ! Dans la cabine sécurisée, c’est la fête foraine. Une sacrée effervescence y règne. Certains dansent au plafond, d’autres sautent d’un mur à l’autre, certains enchaînent les poses, qui pour un selfie, qui pour une photo glamour. Quelqu’un renverse une boîte de confiseries, et ces dernières se mettent à flotter dans la cabine, et chacun se met en tête de les gober sans les mains. Ca se presse, ça crie, ça s’esclaffe. Le chaos total. Chaque parabole durant 22 secondes, chaque seconde compte. Après chaque passage en apesanteur succède un passage en hyper-pesanteur. Puis on attend deux minutes avant que commence la prochaine parabole. Hormis le temps, évidemment trop court, durant lequel on flotte, c’est l’expérience la plus incroyable qu’il m’ait été donné de vivre, et je peine à imaginer quelle activité pourrait surpasser celle-là. Si vous ne devez faire qu’une seule expérience insolite au cours de votre vie, c’est celle-là : elle n’est comparable à aucune autre ! Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en apesanteur.

Vol dans l’espace en MiG

Pour tous les amoureux et passionnés d’espace, mais qui n’auraient pas les moyens de s’inscrire auprès de Sir Richard Branson et son programme Virgin Galactic, voici peut être la solution : faire un vol stratosphérique en MiG. En effet, une société spécialisée s’est rapprochée des usines MiG en Russie pour permettre aux particuliers d’effectuer des vols en MiG 29 et Sukhoi 27 jusque dans la stratosphère. Outre l’expérience de voire la courbe de la terre, le vol sur SU-27 est en soi une expérience unique. La guerre froide qui opposa 1′Est et l’Ouest entraîna une course aux armements ininterrompue au cours de laquelle l’URSS et l’Occident opposèrent constamment aux développements des armes de l’autre camp de nouveaux systèmes. A la fin des années 1960, des études furent lancées concernant un nouveau chasseur de supériorité aérienne destiné à la force aérienne soviétique en partie pour contrer la demande américaine de l’avion de combat FX qui déboucha sur le McDonnell Douglas F-15 Eagle (voir pages 252-253). Il en résulta l’un des plus grands chasseurs contemporains, l’agile, puissant et redoutable Sukhoi Su-27. Les études initiales menèrent primitivement au prototype T- 10 qui fit son premier vol le 20 mai 1977. Les spécifications de base du nouvel avion étaient une bonne manœuvrabilité, un grand rayon d’action et la capacité de porter une large gamme d’armes associée à une avionique avancée. La mise au point de cet excellent appareil fut longue et le prototype du type de série ne vola que le 20 avril 1981. Cet avion fut effectivement le premier du type Su-27 original de présérie et de série et il y eut un nombre important de prototypes de développement outre les prototypes eux-mêmes. L’avion fut désigné « Flanker » dans le code de l’OTAN et l’avion de la première série fut appelé « Flanker-B ››. La réussite des essais officiels se traduisit par la mise en production à grande échelle du T- 10 sous la désignation Su-27 qui devait devenir un avion de première ligne réussi de plus signé Sukhoi au bénéfice des forces armées russes. L’intercepteur monoplace original à grand rayon d’action Su-27 « Flanker-B » fut déclaré pleinement opérationnel en 1985. Il s’agit d’un avion de combat exceptionnel à très grand rayon d’action même sans ravitaillement en vol, avec une avionique sans cesse perfectionnée, des équipements de détection et de suivi des appareils ennemis et capable de porter jusqu’à 10 missiles air-air. Le système de commandes électriques de l’avion et l’informatique embarquée lui donnent une excellente manœuvrabilité. Deux variantes de production majeures sont actuellement en service dans les forces russes : le Su-278 et le Su-27P (ce dernier étant doté d’un équipement de communication intégré au système de défense aérienne de la Russie). Le Su-27 K (Su-33 << Flanker-D ››) est un dérivé navalisé pour l’aviation de la marine russe. Un dérivé d’entraînement biplace du Su-27, le Su-27UB (« Flanker-C ››), a aussi été produit. C’est donc un avion exceptionnel sur lequel faire ce vol unique au monde. Si cela vous intéresse allez sur le site qui présente ce vol en MiG.

Enlever avant décollage

Pornic accueille la chasse

Pornic accueille la chasse ce week-end, l’occasion pour tous de rencontrer des pilotes talentueux, et de pouvoir même effectuer un baptême de l’air. Et pas dans n’importe quel avion puisque la ville a décidé de mettre les petits plats dans les grands en permettant à quelques heureux de pouvoir faire un vol en avion de chasse. Pour ce faire, il faut s’inscrire auprès du site dont les coordonnées sont en fin d’article. Puis peut etre serez-vous tiré au sort ? Cette expérience est sublime car Pornic offre un superbe cadre pour faire ce vol. Pays de la Loire, Pays de Retz, les découpages administratifs ont eu raison des ancrages du dernier bernique de Basse-Bretagne. Pourtant, à Pornic, on revendique encore sa souche bretonne. A l’opposé des pins et de l’’océan de Saint-Brévin, un paysage de criques échancrées et de rochers chahutés, relevé de beaux arguments potagers, partage l’esprit de la Cornouaille ou du Trégor. Rien d’étonnant donc à situer dans la tour du château de Pornic, immortalisant la vue du port, une simili-légende, celle de « Barbe-Bleu ››… De pan et d’autre du parfait cliché, Pornic dissimule les facettes d’une personnalité paradoxale. On l’a dit « Trouville bretonne », ce qui va bien à la pointe de Gourmalon, repaire élu des grandes villas pornicaises. On l’a dit « perle de jade, ce que confirme le parcours des corniches côtières, ponctué d’ailleurs exotiques. Prenons» vers l’ouest. La « promenade des soupirs passe par la plage de la Noéveillard. La Noé, c’est bain de sable, tongs, maillot brésilien et le Bahia, l’indispensable escale lascive (et festive) de Pornic. Le sentier longe Sainte-Marie-sur-Mer ; il s’éternise ainsi jusqu’à Préfailles et la pointe de Saint-Gildas qui domine l’estuaire de la Loire. Sur la route, on trouvera une Fraiseraie (pour la cueillette ou pour la dégustation de glaces, vitales), une pépinière-maison d’hôtes au dépaysement bucolique (Le Jardin de Retz), deux idéaux de restos de plage (et de rocher) du côté des grandes vallées (Le Zagaya) et de Portmain (Le Papagayo), une boutique-musée-bazar dédiée aux cerfs-volants (Le Grand-Bazar à Préfailles), et un gastro-hôtel entre terroir et Long-Island (Anne- de-Bretagne à La Plaine-sur-Mer). A l’extrême sud, 16 terroir s’exprime à plein à l’Auberge de La Fontaine aux Bretons, animaux de la ferme, produits du jardin et restaurant-hôtel, forment un bouquet parfait pour un dernier week-end en famille et… en Bretagne ! Si vous souhaitez vous aussi tenter votre chance et effectuer un vol en avion de chasse, suivez le lien pour avoir toutes les infos.

Baumgartner: aventurier le plus rapide du monde

C’était un évènement incroyable, l’homme le plus rapide du monde, Felix Baumgartner, qui passe le mur du son. Et déjà certains dans la presse se font éco de l’inutilité de ce type de performance. C’est bien dommage, car c’est le rêve qui pousse les hommes à accomplir des exploits, comme les premiers marins qui allèrent plus loin que l’horizon sans savoir s’ils allaient tomber de la terre, ou encore les frères Wright qui s’envolèrent dans leur machine volante, et sans qui, aucun homme n’aurait marché sur la lune. Il faut encourager ce type d’initiatives, d’autant qu’elles sont financées par des fonds privés. Voici ce que la presse majoritairement relatait : Felix Baumgartner, plus vite que le son. Impossible de ne pas être admiratif devant l’énorme performance réalisée par l’Autrichien Felix Baumgartner qui devient l’homme plus rapide que le son. L’aventurier autrichien attendait ce moment depuis très longtemps, après plusieurs tentatives avortées, c’est hier, 14 octobre 2012 qu’il a fait l’histoire. Après être monté jusqu’à 39km d’altitude, 120,000 pieds, grâce à un ballon gonflé à l’hélium, l’autrichien a procédé à sa checklist et procédure pour pouvoir ouvrir la porte de sa capsule puis s’élancer dans le vide, direction la terre… ferme. Ce saut marque l’histoire principalement pour la performance de Felix Baumgartner, mais aussi parce que nous avons été des millions à regarder le saut en direct, principalement sur via internet. Sur la performance d’abord : record de la plus haute altitude atteinte par un homme en ballon, record de vitesse de chute libre avec 1341.9 kmh soit 1.24 fois la vitesse du son, record du plus haut saut en chute libre. C’est juste énorme ! Et prouesse technologique également avec la retransmission en direct sur internet grâce à plus de 35 caméras. Nous étions au cœur de l’action, dans la capsule, mais aussi sur les marches extérieures, et avons pu voir le saut… Nous avons pâlis lorsque Felix a commencé à tournoyer rapidement et nous avons repris notre souffle lorsqu’il a repris le contrôle puis a ouvert son parachute. Bravo Felix Baumgartner. 65 ans auparavant, un certain Chuck Yeager était le premier homme à passer le mur du son en avion. Belle coïncidence de date. Merci de nous avoir fait rêver et de nous montrer que la performance humaine peut toujours repousser les limites du possible. Avec Avion de Chasse.

Expérience de pilote de chasse

Si vous aimez les impressions du baptême en avion de chasse, vous apprécierez vous mettre dans la peau d’un pilote de chasse réalisant une mission et un duel aérien. Voilà une expérience récente et complètement insolite en Europe qui a été rêvée par d’anciens de l’armée de l’air afin de répandre leur passion du vol. Conséquences : une activité de pilote de la chasse qui délivre des intenses sensations, le tout avec un environnement conviviale et ludique. Anticipez 1 longue journée, à Saint Estèphe, à proximité de Bordeaux. Cette journée s’engage par un briefing, sur les biplans, sur le pilotage – parce que c’est vous qui avez la main – et sur les techniques du combat dans le ciel, et avec précision et bonne humeur.

Vous effectuerez 2 missions aériennes dans l’après-midi, avec un brief entre les deux. Vous simulerez assailleur et opposant, alternativement. Le mieux est de se rendre à plusieurs durant cette animation, afin que vous et l’autre adversaire puissiez réaliser cette expérience. Chaque biplan est monté de mires laser, ainsi que d’un fumigène. Une fois en l’air, la finalité reste inédite : voler près de l’adversaire, faire mouche avec la mire laser, et si l’on fait juste, le fumigène de l’autre se déclenche, laissant filer une blanche raie de fumée dans les airs. Vous êtes mené par d’authentiques pilotes de la chasse, un dans chaque aéronef, et vous donne tous les trucs et régie l’appareil également les manœuvres pour jouir de cette animation de pilote de chasse en toute serénité.

Vous gérez l’avion, c’est ce qui fait que cette expérience est absolument unique. Le mécanisme de cible laser qui provoque un fumigène autorise de placer le combat dans son environnement et de voir le résultat de son action tout de suite. La fumée délivre un aspect en plus. Encore plus qu’un jeu, cette expérience vous plonge dans la peau d’un pilote de la chasse.

Baumgartner passe les 800kmh

Felix Baumgartner vient de réussir son deuxième saut lancé depuis l’altitude de 29 455m. Il s’est lancé depuis la capsule de son ballon à hélium. Le parachutiste de l’extrême n’est plus qu’à un cheveu du record du monde de chute libre, établi en 1961 par Joe Kittinger à 31 300 mètres. C’était surtout son dernier test avant de tenter son « grand saut » depuis la stratosphère, à 36 576 mètres, la frontière de l’espace.  Durant son deuxième essai, Felix Baumgartner a atteint la vitesse de 863 km/h. Soit 276 km/h de plus que lors de son premier saut. Par conséquent, son temps de chute libre n’a été que de 3 minutes et 48 secondes, à peine huit secondes de plus que la première fois. L’objectif de l’Autrichien est d’être le premier homme à franchir le mur du son en chute libre. Mais aussi battre le record du saut le plus long, situé aux environs de 5 minutes et 30 secondes, et l’ascension en ballon habité la plus élevée (36 567 mètres). Le saut s’est, cette fois encore, déroulé au-dessus de la ville de Roswell dans l’Etat du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis. L’objectif de baumgartner est de franchir le mur du son, d’où la necessité de partir d’une altitude très élevée. Double record en perspective…

Felix Baumgartner est un parachutiste et base jumper autrichien, né le 20 avril 1969 à Salzburg. Il est connu pour la nature particulièrement dangereuse des sauts réalisés durant sa carrière. Ancien parachutiste de l’armée autrichienne, Felix Baumgartner s’est entraîné à atterrir dans des petites zones ciblées. En 1999 Felix Baumgartner a établi le record du monde du plus haut saut en parachute depuis un immeuble en sautant des Tours Petronas de Kuala Lumpur en Malaisie. Le 31 juillet 2003, il fut la première personne à traverser la Manche en chute libre en utilisant une aile en fibre de carbone fabriquée spécialement pour cet événement. Le 7 décembre 1999, Felix Baumgartner a établi le record du monde de base jump le plus bas jamais effectué, en sautant de la main du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro au Brésil. Le 27 juin 2004, Felix Baumgartner fut également la première personne à effectuer un base jump du viaduc de Millau en France ainsi que la première personne à atterrir en parachute sur ce même pont. Le 18 août 2006 il fit un base jump du Turning Torso, gratte-ciel de 190 m situé à Malmö en Suède. Le 12 décembre 2007 il fut la première personne à sauter du 90e étage du gratte-ciel Taipei 101 à Taipei, capitale de Taïwan qui à cette époque était le plus haut immeuble au monde. L’aventurier autrichien travaille avec RedBull depuis 2010 sur le projet Stratos, pour lui permettre de battre le record du monde d’altitude, et de vitesse.