Un vol extraordinaire en Mirage

C’est mon grand-père qui m’a communiqué son intérêt pour les avions de chasse. Je me souviens que lorsque j’étais enfant, mes compagnons de jeux n’allaient nulle part sans leurs petites voitures. Ils en avaient des cartons entiers. Mais en ce qui me concernait, leurs engins roulants faisaient pâle figure en comparaison de mes avions de chasse. Je n’en avais que quatre, certes, mais je ne les aurais pas échangés contre un million de leurs petites voitures. J’en avais toujours un ou deux dans mes poches. Et lorsque mes camarades proposaient de jouer aux petites voitures, j’envoyais quelques missiles dans leur parc automobile et m’en allais jouer dans mon coin. J’ai eu une enfance assez solitaire, je dois dire. :-) Aujourd’hui, je ne fais plus l’autiste (enfin, plus trop), mais cette passion pour les avions de combat est restée entière. Et mes petits avions décorent désormais la chambre de mon fiston. Il était donc inéluctable qu’un jour, j’embarque à bord d’un véritable avion de chasse pour un vol réel. Ce que j’ai fait il y a peu, à bord d’un Mirage III. Depuis le temps que j’imaginais ce moment, je craignais d’être déçu. De sortir de l’appareil en me disant que ce n’était pas si sensationnel que ça, finalement. Mais le fait est que je n’ai pas été déçu. Pas du tout, même. Quand j’ai retrouvé le plancher des vaches, en fin de compte, j’avais l’impression d’avoir passé dix minutes dans un mixer. Et le pire, c’est que j’avais adoré ! Tenez, rien que d’y penser, j’ai un sourire idiot qui est apparu sur mon visage ! Parce que j’ai eu beau attendre ce vol pendant des années, c’était encore mieux que tout ce que j’avais imaginé. Il y a des moments où j’ai bien cru que j’allais tomber dans les pommes. Cette expérience s’est révélée tellement extrême, tellement surréaliste qu’en fait, j’ai même hésité à rédiger un billet sur cette expérience. Parce qu’il est clair que je serais incapable de vous décrire cette expérience en détail. Ce qu’on ressent quand on passe son uniforme de vol. Lorsqu’on prend place dans le cockpit. Et lorsque, au premier virage, on sent soudain son poids multiplié par 5. Il n’y a pas de mots pour décrire une telle expérience. Mais il fallait quand même que je partage cette expérience. Ce serait quand même dommage de poster sur Facebook la photo du plat de pâtes qu’on va manger, et de garder le silence quand on a volé à bord d’un Mirage III ! Pour plus d’informations sur cette expérience, allez sur le site spécialisé du vol en Mirage.

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